REFLEXIONS

Hypnose et Philosophie

En lien, vous avez la description de l’hypnose conversationnelle dont l’objectif est de parler au subconscient de la personne. Pour y accéder, 3 stratégies sont possibles :

  • pratiquer l’écoute active en reformulant pour montrer son intérêt à la personne
  • utiliser des jeux de mots subtils pour créer de la confusion : double négation, métaphores, oxymores…
  • créer un bug en changeant complètement de sujet pour percer sa bulle

C’est à l’opposé de la pratique philosophique qui vise à augmenter le champ de conscience de la personne en musclant sa pensée, la partie qui raisonne et analyse. C’est un travail d’auto-défense intellectuelle pour : 

  • clarifier la pensée en amenant la personne à prendre conscience de ses confusions, contradictions, incohérences
  • identifier les jeux de mots subtils qui ne veulent rien dire, qui créent de la dissonance cognitive, des bugs (même pour celui le dit)
  • exercer la pensée afin de la renforcer dans ses fondements, de l’assouplir dans sa binarité, de l’amener à innover.

 

Deux approches différentes pour penser et agir en entreprise, dans la ville, dans nos réflexions sociétales.

Mon choix est d’augmenter la RAISON de tous. Et vous, que choisissez-vous ?

Eloge de la lenteur

C’est dans la lenteur que se nichent nos leviers de transformation.

Conversation entre femmes pour définir une politique tarifaire AUDACIEUSE :

Ose proposer des tarifs forts parce que

– les hommes ne se posent pas ces questions et assument des prix forts. ALIBI DE L’AUTRE du genre « pourquoi tu l’as frappé ? Parce que l’autre m’a frappé » qui n’assume pas sa part de responsabilité mais s’inscrit dans un mode réactionnel.

– parce que nous le valons bien. ARGUMENT « bateau » ou L’Oréal :)) qui a besoin d’être complété parce que ça marche dans tous les cas, notamment  avec les shampoings, ce qui fait que la personne ne se fonde sur aucune valeur à part sur le mot boîte-vide « valeur ».

– parce qu’on va dégrader le marché, faut penser aux autres. ARGUMENT QUI FAIT APPEL A LA CULPABILITE du type « finis ton assiette, pense à ceux qui n’ont pas à manger », qui fait appel de prime abord à la solidarité mais à y regarder de près c’est une solidarité, une interdépendance autour du système de cherté, du prix pour le prix.

 

Au-delà de la conversation de ces femmes, un système de pensée et d’action se dessine : Impuissance, Vide, Culpabilité.

Ce n’est que l’écho d’un schéma de pensée systémique véhiculé par la publicité, les valeurs d’entreprise, les réseaux sociaux, l’entourage, chacun de nous.

C’est avec la lenteur que nous observons les fondements de nos actes. Observer c’est prendre du recul, se dissocier et changer.

Pour en revenir à cette conversation entre femmes, l’audace n’a rien à voir avec la cherté, l’audace parle de courage.

Philosophie en entreprise

Pourquoi la philosophie en entreprise ?

Philosophie et entreprise se basent sur la raison.

Stratégie, processus, organisation en entreprise sont définis, analysés, mesurés. Parallèlement, la philosophie par sa pratique étaye le sens, identifie les bons enjeux, clarifie les arguments.

La philosophie s’attache à donner le sens profond aux mots, à vos valeurs. C’est en réaffirmant ce sens que chaque collaborateur, chaque équipe devient auteur de son travail pour s’engager avec authenticité.

L’urgence, la productivité, les risques dans un monde incertain poussent l’entreprise à réagir très rapidement dans un monde complexe (social, sanitaire,environnemental, éthique et économique).

La philosophie propose un espace de réflexion et de liberté d’expression pour poser son raisonnement, identifier les réflexes de pensées et les fausses certitudes pour initier une pensée libérée : une pensée créatrice et autonome.

Parce qu’un collectif n’est pas forcément intelligent quand il s’appuie sur des supposés erronés, il ne sait pas identifier ses faux raisonnements ou s’entête à réfléchir aux « comment » sur un « pourquoi » mal posé. Encore en a-t-il conscience ?

Comparée aux différents accompagnements existants (coaching, facilitation, intelligence collective, co-développement…), l’approche philosophique déconstruit les modèles pour en extraire son sens, ses limites, ses perspectives. C’est une approche décentrée sur la personne : un pas de recul est pris sur la narration, l’émotion vécue, l’attitude du groupe, les pressions diverses.

La philosophie en entreprise est un choix pour l’approche sociale, sociétale et environnementale (RSE), pour la conduite du changement, le bien-être au travail des individus (QVT, RPS, télétravail) : pour renouer avec la dimension citoyenne d’une entreprise.

Croire ou ne pas croire au Père Noël ?

Derrière cette question anodine, se joue un acte fondateur pour l’enfant, pour l’être pensant que nous sommes. Arrive, plus ou moins tardivement, ce moment où l’enfant doute de l’existence du Père Noël.

L’esprit critique fait ses débuts : l’enfant analyse les arguments donnés, creuse les raisonnements proposés.

A la question : « Est-ce que le Père Noël existe ? », voici les arguments relevés :

  • Personne ne l’a jamais vu (argument du contraire)
  • Noël n’est pas fêté partout quand je vais chez les gens (argument indifférencié)
  • Ce sont les parents qui mettent les cadeaux au pied du sapin (glissement de sens)
  • Les enfants de la classe me l’ont dit (argument du nombre)
  • Mes parents me l’ont affirmé (argument d’autorité)

C’est une étape que j’aime sonder comme une « archéologie » de l’être, pour observer sa structure de raisonnement face à une crise : TRAHISON de son entourage, CRISE DE FOI vers une CRISE DE VÉRITÉ. Ou au contraire, CRÉDULITÉ pour une « nouvelle » vérité, voire DISSONANCE COGNITIVE quand les mêmes arguments sont utilisés pour expliquer que Père Noël n’existe pas mais que Dieu existe.

Quelles ont été vos étapes de prise de conscience pour Père Noël ?

Pour ma part, j’avais 6 ans et je me suis dit que Père Noël devait être plutôt suicidaire pour venir livrer les cadeaux de notre famille en pleine guerre à Téhéran. C’était la naissance d’une petite voix intérieure face au discours de mes parents (les bombardements dans le ciel était un « feu d’artifice »), une désillusion émancipatrice.

Et vous, vous en rappelez-vous ?