Eloge de la lenteur

C’est dans la lenteur que se nichent nos leviers de transformation.

Conversation entre femmes pour définir une politique tarifaire AUDACIEUSE :

Ose proposer des tarifs forts parce que

– les hommes ne se posent pas ces questions et assument des prix forts. ALIBI DE L’AUTRE du genre « pourquoi tu l’as frappé ? Parce que l’autre m’a frappé » qui n’assume pas sa part de responsabilité mais s’inscrit dans un mode réactionnel.

– parce que nous le valons bien. ARGUMENT « bateau » ou L’Oréal :)) qui a besoin d’être complété parce que ça marche dans tous les cas, notamment  avec les shampoings, ce qui fait que la personne ne se fonde sur aucune valeur à part sur le mot boîte-vide « valeur ».

– parce qu’on va dégrader le marché, faut penser aux autres. ARGUMENT QUI FAIT APPEL A LA CULPABILITE du type « finis ton assiette, pense à ceux qui n’ont pas à manger », qui fait appel de prime abord à la solidarité mais à y regarder de près c’est une solidarité, une interdépendance autour du système de cherté, du prix pour le prix.

 

Au-delà de la conversation de ces femmes, un système de pensée et d’action se dessine : Impuissance, Vide, Culpabilité.

Ce n’est que l’écho d’un schéma de pensée systémique véhiculé par la publicité, les valeurs d’entreprise, les réseaux sociaux, l’entourage, chacun de nous.

C’est avec la lenteur que nous observons les fondements de nos actes. Observer c’est prendre du recul, se dissocier et changer.

Pour en revenir à cette conversation entre femmes, l’audace n’a rien à voir avec la cherté, l’audace parle de courage.

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